LES MOTS POUR LE DIRE...

17 janvier 2012

Il était une fois la vie...

 



Derrière la fenêtre, il y a :

Des fleurs et des pergolas,

De petits buis, bien alignés

Et des bancs, où te poser. 


Mais dans ton lit, tu restes là

Naufragée de tes souvenirs,

La vague qui t’emportera

Parfois nous rejette un sourire.


Lorsque tes yeux sont océan,

Des lagons scrutant mon visage,

Je songe à nos petits enfants

A qui va manquer ton image ! 


On nous aura changé l' histoire,

La grand-mère n’était pas croquée

Par ce loup dévoreur d’espoir

Aux grandes dents si affamées!


Je vais donc arracher la page,

Et te rendre au conte de fée

Que l’on raconte aux enfants sages

Pour que la vie leur soit « beauté ».

 


ces mots je les adresse à nos petites filles "Clarisse et Iris" que nous avons en commun, tu n'es pas seulement : l'autre grand-mère, tu es mon AMIE.

voilà.... tu es partie sur la pointe des pieds.

Lorsque je t'ai rencontrée,

tu attendais un bébé.

Moi, le mien était une "pensée"!

Cette année, ils vont se marier,

nous en avions tellement rêvé

Dieu que tu vas me manquer!


 

 

 

 

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14 novembre 2011

Le point des jours

Que fais-tu là ?

La petite fille en toi s’est endormie

Au jardin des oublis

Et la femme a enterré ses rêves

Sous des monceaux de compromis.

Que fais-tu là ?

A courir comme ça …

Le temps « dévidé » à l’écheveau des jours

Est étiré sans retour,

Tu ne pourras pas tricher,

Et ne pourras  reconstituer

La pelote douce et tendre,

Tu es en novembre!

Plus de point sautillé.

Oublié le point « mousse »

(douce douce )

Tu n’hésiteras plus au point croisé

Ni ne repriseras ton cœur déchiré !

Juste cou chauffera

L’écharpe de vieillesse tricotera

Frangée de soupirs,

Ourlée de souvenirs.

 

 

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26 janvier 2011

la muse du poète

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La muse du poète

Joua les trouble-fête

S'en allant au bal

Des esprits du mal.

Il faut dire pourtant

Il y avait eu "avertissement"

Souvent plume troublée

Était restée levée !

Au bric à brac des pensées

Le poète alla requérir

L’aide du meilleur et du pire.

Mais point de muse, ni de mots,

Seulement des doutes à partager,

Y avait-il eu l’écrit de trop ?

Alors un jour, sur Internet,

Il alla titiller la prose

Des autres poètes.

Mais écrire, il n’ose…

Il pria le dieu des talents

Pour cesser d’être transparent.

Sur le lit des songes éphémères

Il étala ses chimères.

Et regardant la lune rousse

Éplucha un pamplemousse.

Le fruit est tiré par le vers?

Mais, sans muse… ca fera l’affaire !

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Harmonie.

Sur la toile de mes insomnies

Viens jouer le thème en harmonie

Tu as la clé pour composer

Un paysage coloré.

 

Nuance bien tous les pastels

Toute la gamme des bleus du ciel

Et instrumente mon émoi

Sans prolonger le désarroi

 

Que peut générer le bémol.

Rejoue-moi tout en fa en sol

Mais pour achever le tableau

N’en fait pas trop !

 

 

 

Posté par anydevreux à 16:49 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
22 janvier 2011

Et Jo Dassin chantait...

...un truc qui m'colle encore au coeur et au corps...

Il a dit : « salut »

Ses yeux en disaient plus.

J’ai aspiré mon coca gin

Il avait le cul de James Dean.

La fumée nous a estompés

Je le voyais en...pointillés.

Il a dit : « tu me fais bander »

La nonne en moi, était choquée !

On n’m’avait jamais regardée

Comme un lot de fête foraine

Je me sentais comme accrochée

A la patère des joies sans peine.

« Et l’on s’aimera encore

Lorsque l’amour sera mort »

Susurrait Jo,

L’homme qui me regardait

Ne m’aimerait jamais.

J’avais trop chaud,

La sueur perlait

J’étincelais

Comme un bijoux de luxure,

Je crois que je l’ai touché

Surtout... être sûre

...De ne pas rêver !

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15 décembre 2010

Si un sapin m'était conté...

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Elle m’a sorti de sa mémoire, un soir.

M’a habillé de ses pensées, cachées.

M’a choisi grand, comme le temps… passé.

J’attendais, suffit-il d’y croire, pour voir.

Première boule d’un rose pâle, si pâle

Et premier cri à la vie jeté, claironné!

Message clair pour la postérité :

Moi, au sommet, je m’en vais m’accrocher.

Boule à facettes, nichée sur le côté,

Tous les émois d’un cœur soulevé,

Éclats d’amour en multiple «  brisées »,

Reflets changeants, sentiments reprisés !

La boule noire a bien failli tomber,

Lourde de tous les absents envolés,

Ombres valsant aux Noëls passés,

Souvenirs tendres, tendrement balancés.

La boule d’or est venue m’éclairer,

Symbole fort d’un bonheur retrouvé,

Miroir où tanguent les nouveaux arrivés :

Petits lutins qu’elle couve à les briser !

La boule « argent » a bien failli rester

Coincée au fond de la boite à idées.

L’a extirpée, les manches retroussées

Comme revanche aux échecs comptés.

Dernière boule qu’elle ne peut oublier

En transparence, y dorment deux bébés

Collés serrés pour toute éternité.

Comme il fait noir !

Elle m’a enfoui dans sa mémoire…ce soir.

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23 octobre 2010

Mal à Benjamin

benjamin_sarlat

Il est un prince dans les étoiles

Qui regarde la terre.

D’un nuage il fait une voile,

Dans ton cœur, s’étend le désert.

Sans doute te fait-il un signe:

Un arc en ciel ou une vigne

Qui donne un vin nouveau et frais

Pour rafraîchir ton palais ?

Mais le vois-tu en toi, enfoui,

Ce prince des mille et une nuits,

Blanches comme l’absence,

Noyées de silence.

Il nous faut la foi de l’enfance

Il nous faut la joie de penser

Qu’après l’hiver viendra l’été

Notre bonheur est en balance.

Il est un prince dans les étoiles

Jamais ne fêtera ses vingt ans

Il est un prince dans les étoiles

Pour qui s'est arrêté le temps.

Posté par anydevreux à 10:30 - - Commentaires [6] - Rétroliens [0]
02 juillet 2010

la femme au tableau

 

 

 Ses petits talons rythment la cadence de ses pas

 Elle rejette à l’arrière les cheveux virtuels qui encombrent encore sa nuque.

 Pourtant, la coupe est courte, l’habitude seule a déclenché le geste.

 Les petites marionnettes s’agitent sur le trottoir.

 Les fils du destin tendent les bras, avancent les jambes et agitent les têtes.

 Il faut se hâter, la vie n’attend pas, dévorons le présent pour mieux digérer

 le passé, tout en se gardant une petite faim pour l’avenir.

  Pourquoi elle ?

  Pourquoi ne pas avoir photographié le gros homme

dégoulinant de sueur ou la femme fardée, maquillée par le temps et dont les

paupières lourdes gardent le poids des insomnies passées ?

 Parce qu’un tableau est niché sous son bras. Parce que le paysage qui danse sous la manche retroussée, chante les couleurs flamboyantes d’une église colorée.

  Parce que le soleil a envahi l’espace et que la grisaille de novembre s’en est trouvée diluée dans la chaleur d’un petit rectangle de toile multicolore trottinant joyeusement sur le pavé !

st_lubin_050

 

 

Posté par anydevreux à 16:44 - - Commentaires [3] - Rétroliens [0]

Le champ de coquelicots

Dans un champ zébré

De coquelicots indolents,

Elle joue une Eve agressée

Par des pectoraux conquérants !

Son corps est un paysage

Que l’homme explore lentement :

L’ovale parfait d’un visage,

Puis une gorge désirable,

Douce vallée où se perd

Le voyageur qui désespère.

Et le nombril n’est qu’une étape

Dans cette quête de terre promise

Enfin le but du voyage :

Le mont pubis,

Se profile tel un mirage

Au yeux du pèlerin égaré.

Il atteindra sans être sage

Le ciel à l'orage éclaté.

Posté par anydevreux à 16:35 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

Léry-Pose

Le dernier envol…

 

A Léry-Pose,

Les mamies se posent.

Enchapeautées,

Etonnées,

D’être là,

Dénaphtalinées,

Dans leurs yeux, la joie,

Etait programmée.

Il faudra danser,

Joyeuse guinguette,

Aux autres montrer

Leur cœur échardé

Et leurs joues reinettes.

A Lery-Pose,

Les mamies n’osent

Se dévoiler.

Pourtant, le passé

Est un voyage.

Ah, se retourner,

Partir sans bagage

Et surtout laisser

Un  corps étranger.

A Léry-Pose

Les mamies sont roses

Et ont perdu cette vêprée

Les plis de leur robe pourprée.

Pourront-elles voler

Le rêve enchanté

Et d’oubli, murer,

La réalité ?

A Léry-Pose

Les mamies se reposent

Sur une terre brûlée

Ne donnant plus de blé !

Posté par anydevreux à 14:23 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]