LES MOTS POUR LE DIRE...

Des mots au secours des maux. L'encre pour peinture, le crayon pour pinceau...

25 juillet 2009

Et Jo Dassin chantait...

...un truc qui m'colle encore au coeur et au corps...

Il a dit : « salut »

Ses yeux en disaient plus.

J’ai aspiré mon coca gin

Il avait le cul de James Dean.

La fumée nous a estompés

Je le voyais en...pointillés.

Il a dit : « tu me fais bander »

La nonne en moi, était choquée !

On n’m’avait jamais regardée

Comme un lot de fête foraine

Je me sentais comme accrochée

A la patère des joies sans peine.

« Et l’on s’aimera encore

Lorsque l’amour sera mort »

Susurrait Jo,

L’homme qui me regardait

Ne m’aimerait jamais.

J’avais trop chaud,

La sueur perlait

J’étincelais

Comme un bijoux de luxure,

Je crois que je l’ai touché

Surtout... être sûre

...De ne pas rêver !

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moi, j'ai les mots qui me démangent

....

Posté par anydevreux à 11:19 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Il y eu, il y aura...

pour les ..ans de Mariannick qui a été la femme de mon cousin Gérard et qui a trouvé un autre Gérard tout aussi charmant.


Il y a eu l’école…

Et les blouses de nylon,

Nous y goûtions la colle,

Figeant nos ambitions.

 

Il y a eu les boums

Et les danses sauvages,

Regards perçants en zoom

Les garçons de notre âge.

 

Il y a eu l’émoi,

Tremblements et moiteur,

Abandon et effroi

Dans les bruits du moteur.

 

Il y a eu le choix

Du sommeil et de l’heure,

Nous vivions « toi et moi »

Mais à compte d’auteur !

 

Il a eu le doute

Et la page tournée,

Un changement de route

Sur le livre écorné.

 

Et puis un autre « toi »

Est venu dans l’histoire

Pour entraîner le "moi"

A perdre la mémoire.

 

Il y eu cet échange

Avec notre miroir

Et cette femme étrange

Qui nous guettait le soir.

 

Enfin, il y a eu

Sur le calendrier

Ces deux chiffres attendus

Que nous allons fêter !

 

Mais toi, tu as aussi

Fait moisson de Gérard

Tu as gardé l’ami

Et là c’est chose rare !

 

Posté par anydevreux à 10:37 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 juillet 2009

Photo en négatif

Comment parler de l’absence, sous ce soleil, quand les bougainvillées glissent en cascade auprès de moi, quand les cigales murmurent leur incessante litanie et que le bruissement du vent dans les palmiers raconte la douceur de vivre ?

Comment parler de la mort au coeur de cette ode à la vie ?

Que dire de ce coup de poing au creux du ventre, qui nous plie en deux et nous laisse là, étouffés par un serpent que l’on nomme chagrin ?

Ce manque au cœur et au corps qui nous vide de tout, nos bras ouverts étreignant soudain...un souffle d’air, comment vous l’écrire ?

Comment évoquer la « photo » du déchirement : celle de Benjamin ?

Je voudrais me souvenir de sa petite enfance....il me reste l’image entrevue de deux enfants serrés sous un parapluie avec en toile de fond la sérénité du lac Léman.

J’ai vraiment découvert Ben lorsque j’ai craint pour sa vie, auparavant, il me suffisait de le savoir vivant.

Il ressemblait aux deux « Henri » (grand-père et oncle), les mains surtout : fines, les ongles carrés et striés. Je regarde toujours les mains en premier lieu, les siennes m’émouvaient et me racontaient mon enfance.

Une année de rémission pour faire vraiment connaissance avec mon unique neveu. !

Je revois l’adolescent observateur et passionné, le comédien flamboyant. Mais, ma mémoire me ramène toujours à ce dernier lundi où nous sommes morts au bonheur comme lui à la vie.

Ce lundi que nous avons vécu comme une ultime représentation, comédiens d’un jour, nous lui avons donné la réplique dans cette tragédie où il était écrit que, de toute façon,  le jeune héros mourrait à la fin.

Tu m’as dit ce jour là que tu ne voulais pas de fleurs, à la clinique, que tu souhaitais des cartes de ton jeu préféré.

J’y pense chaque fois que je te rends visite là où tu es (sans doute : là où tu n’es pas), je te demande pardon de ne pas respecter ta volonté, mais tu me vois semer des cartes sur ta tombe ?

Le jeune premier ne s’est pas relevé pour un dernier rappel !

Le rideau est tombé à jamais...

Alors...salut Benjamin, salut l’artiste !

 

Posté par anydevreux à 09:26 - COULEUR SEPIA - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 juillet 2009

8 Juillet 44

 

Le Sacré Cœur,

Le patronage,

Messe de 11 heures

Parc à fourrage ;

Les jeudis à Bollée,

Et le père Poirier

La mère Métaie,

Et son crochet

Le 46, rue du 11 Novembre,

La bénêche et ses méandres,

Les Ledru, les Girard,

Maladie et cafard,

Les tilleuls, les préaux

Confiserie, Caméo.

L’Abc, les sapins

Les pique-niques, les cousins,

Grands-parents

Bruit du banc

Odeur de cuir

Premiers désirs,

Et Noëls rue de Flore

Préfailles encore…

Les chaussures,

Les félures

Les baisers,

Partagés,

Les « c’est moi »,

Claironnés.

L’odeur des galettes,

Les habits de fêtes,

Tes vieux gilets

Que je portais.

Crosville, Pommereuil,

Nos joies, nos deuils,

Les bons moments

Papa, maman,

Rires et chagrins

Tout en commun !

La vie derrière,

La vie devant

Le même sang

Bon anniversaire

Même sans fleurs,

…MA SŒUR !

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Posté par anydevreux à 16:02 - MES TEXTES - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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