C’était une chambre sans âme,

Le couvre-lit était infâme

Mais, nous avions si faim…

A la Baule les Pins.

Lorsque nous nous sommes aimés,

Mon enfance envolée

Comme cerf-volant de papier

...Je me suis sentie dépouillée !

Des ombres sont venues lécher

Les murs de la chambre sans âme.

Les bougies se sont consumées.

Dans nos cœurs, de petites flammes

Incendiaient  nos corps et nos mains

…A la Baule les Pins.

Puis, un bruit de clé a tinté

Faisant trembler notre royaume.

Madame le juge était entrée !

Mon "amour" m’a regardée,

Et son regard fut un baume

Sur ma nudité... drapé.

Après toutes ces années,

Je n’ai pas pardonné.

A ces enfants que nous étions

Je donne « absolution »

Toutefois « nostalgie » me vient…

En pensant à la Baule les Pins