16 juin 2009
L'aquarelle
Une belle embusquée
Derrière les bosquets
Etale ses jupons
Et ses mollets fripons.
Le jaune du soleil
Fait naître des merveilles
De nacrés tricolores
Fondus dans le décor
D’un jardin de pastels
Saupoudré d’arc en ciel.
Et, les lilas en fleurs
Ont fait battre le cœur
Du peintre qui rend les armes
Vaincu par l’aquarelle !
Soldat sans cri, sans larme
Descendu de son ciel.
Il a passé son doigt maculé
Sur l’auburn des cheveux,
Puis a fermé les yeux
Craignant de chavirer
Tout en parant la belle
De perles et de dentelles.
De sa palette, il a jeté
Le turquoise sur un champ d’été.
Noir et blanc, serait aussi bien
Se dit-il... étant daltonien !
La mi-temps
Troisième saison la mi-temps est passée…
L’automne est là……IL s’est approché sournoisement, à pas feutrés.
D’abord le regard s’est bordé de petits sillons étoilés, puis la bouche s’est affaissée.
C’est la loi de la pesanteur, la loi des leurres.
Les couleurs se sont fanées et le brouillard, dans mes yeux, s’est installé.
Voyage, naufrage il faut lutter ! Mon Octobre vient de commencer, bien sûr les feuilles vont tomber et d’un grand manteau recouvrir, les senteurs de mes souvenirs.
Mais, il me restera le feu, qui couve en moi et peu à peu, je transformerai en printemps, sans balancer avec le temps, la saison des amours en sommeil.
Je ramasserai champignons et châtaignes pour les chauffer et les ouvrir à l’appétit de mes désirs.
Aux glands, je préfère le chêne, force et ombrage me donnera et me gardera de la peine.
Lorsque le frisson de l’hiver, viendra frôler mon dos vaincu …alors je quitterai la scène, sans un salut !
22 mai 2009
Nos petits exercices
Les mots imposés sont soulignés...ou en italique!
L'oraison Brésilienne
L’oraison brésilienne
A Venise, les « je t’aime » sont embarqués
Sur des gondoles embusquées.
Voguent les serments déclamés,
Aux pieds des palais délabrés.
Les masques tombent des étals,
Ce ne sont que marchands du temple
Pourtant des siècles nous contemplent
Sur les berges du grand canal !
Mais c’est sous l’or de la nuit,
Lorsque bruissent les clapotis,
Qu’Arlequin rejoint Colombine
Pour l’aimer en sourdine.
Nous faut-il donc jeter un voile,
Attendre l’heure des étoiles,
Pour qu’un monde soit esquissé,
Redessiné dans nos pensées ?
Alors « viva carnaval »,
Les favelas ouvrent le bal,
Samba dansée pour oublier
Que la misère est colorée.
Mille confettis ont parsemé
La vase noire détrempée.
Nice, Rio, vous le sentez,
Ne sont que roses de papier !
Bientôt elles seront déchirées,
Pas même fanées !
Mettez un crèpe sur le crépon
Et faites deuil d’illusions !
15 mai 2009
Vomir les mots...
Je veux vomir les mots en torrents déchaînés et recouvrir ma mauvaise humeur d’un monceau d’excréments.
Je veux que la parole soit mon châtiment et qu’elle se répande tel un tapis gluant dans toute la vallée de mes errements.
Que mes chuchotements détruisent l’ouie des gens et que l’on guillotine mes pensées assassines. Ne tirez pas sur le proseur...il est ailleurs !
Je veux que les étoiles explosent au firmament , que ma muse mendie les « biens » dégoulinants, que l’or soit poussière, la page recouvrant.
Je veux que l’enfer soit mon fief et je m’en vais le paver de si peu de talent.
Je serais le seigneur de démons dévorants, brûlant de mille feux et de mille tourments.
Je me pique de savoir fracasser le clavier, mais jamais, non jamais ne serai encensée.
Dommage
15 janvier 2009
Camping-car...
Camping-car !
Camping !...écho d’un film de Franck Dubosc, souvenirs d’un bel été sous la tente, temps béni où le corps exultait, tapis de sol et duvet, assiette en équilibre sur deux genoux qui se frôlent, réveil sans douleur, sans humeur, sans aigreur....à onze heures !
Petits déjeuners « déjeuners » et dîners qui s’éternisent sur la plage au feu de camp improvisé.
Bref, les petits Pavons nous proposent le compagnon de leur arthrose, leur coquille sur roues, leurs rêves fous !
En ce qui me concerne, le temps est mon ennemi intime, intimement lié au rythme de ma vie, ma faiblesse et mon ennui !
Sur la roulette de ma vie, la petite boule du destin ne bloque jamais sur « temps à perdre, à gagner ou à déguster », mais plutôt sur « pas le temps, temps compté, tant pis ! »
Alors, moteur....et franchissons l’allée aux chevaux, faisons le tour du propriétaire, St Lubin les bains, St Lubin, il faut bien .A droite, petit séjour au bord de l’eau, puis tennis sur terre battue, enfin visite d’un musée Allemand , pour finir exposition de trophées dans le pavillon de chasse.
Suivez le guide, il vous gardera des ornières, c’est aussi le propriétaire, le régisseur et, incidemment, l’amant de Lady Chatterley !
Retour sous la bâche, tout le monde descend.
08 août 2008
Bande de déconneurs!
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Coucou, nous voilà, les dix doigts de la main, les dix écrivant de longs écrits
vains !
Nous
errons dans la phrase, noircissant la page à grands coups de mots, de rires et
de rage. Pieds Nickelés de l’écriture, pratiquants d’une religion sans dieu ni
dictionnaire, sans tabous ni esthètes !
Un
peu de champagne, un zeste d’amitié et nos muses s’envolent, s’amusent et
batifolent.
MICHELE
(pseudo Cora)…se découvre doucement, levant voile après voile comme une danseuse
orientale, stripteaseuse de l’âme, livrant ses pensées à des voyeurs planqués
derrière la marge.
ALAIN
(pseudo tu verras, tu verras…) plus chantre qu’écrivain, sa poésie à lui c’est
de la truculence, un verre qui se lève et…quelques pas de danse.
NICOLE
(la lionne rouge) a le talent caché derrière un cœur blessé, mais les mots sont
là au bord de sa plume et sa plume est au bord de l’encrier.
JPP
(dit Harley)…écrit comme il peint, à petites touches, à petites phrases.
Couleurs tendres après rouge intense et parfois, de son crayon, jaillit
l’eau de la Rance flânant vers Saint-Malo.
SYLVIE
(pseudo Maman), goûte à l’écriture comme on déguste confiture, à petites
cuillerées : c’est une flâneuse, glanant les mots doucement, comme se promenant.
DANIEL
(pseudo Doudou) est au départ, parfois à l’arrivée, mais encore et toujours la
course….il a zappée !
HERVE
(pseudo Tractopelle) est passionné, il affole la page, passant du rire à
l’émotion, il aiguise l’image, textes incisifs pointés vers ses coauteurs, têtes
de turc préférées de ce grand déconneur. Il prend plaisir dans la caricature,
accentuant le trait pour l’offrir en pâture !
BALOU
(dit Balou)…épice le plat, y ajoutant parfois une pincée d’audace et un voile
de fantasmes. Nous digérons le tout car Balou est un cas et, nous choquer, il
ose : toujours dans sa prose un chat sera un chat !
Sur
le berceau de GERARD (pseudo Barbie), les fées n’ont pas été avares : il a le
talent du talent, bouquets de fleurs, bouquets de mots, le goût de tout,
le goût du beau !
De
moi (pseudo La Baronne), je ne dirai rien, le « doute » est l’ennemi du bien et
c’est le mot qui me convient.
29 mars 2008
En camping sur le net...
Partir... virtuellement !
Pouvoir me glisser
De temps en... temps !
En équilibre sur écran,
Faire pause farniente,
Vrai repos du gagnant :
Sombrero et bronzage,
Fi des mauvais présages
Sensuelles randonnées
Ti-punch tout l’temps !
J’aurais corail sans barrière
Et pourrais être la première
A voyager sans bagages,
A voler sans voyage,
Je serais petit moustique
Rejoignant le pacifique
Néant du web. Ma vespa serait clavier
Mon Egypte, un fichier.
Sur mon fauteuil déjanté
Je pourrais tourner, tourner :
« Danse du ventre » improvisée !
Un quart de fantaisie
Un zeste de folie !
18 mars 2008
Imposons les mots....
Mauvais week-end...
Pâques, pâquerettes
Serons-nous à la fête
Du printemps retrouvé ?
Irons nous fleureter
Au jardin des baisers ?
Et pourrons nous lier
Toujours le blé en herbe.
Serait-il devenu...du fumier ?
Oh nuage asphyxié,
Mémoire et giboulées,
Des vélos dans la tête
Et déjà loin l’été !
Si mon astre a brillé
Sa lumière, à présent,
Est tendre et tamisée !
Reste le souvenir
D’une fleur en bouton
Et vivant le désir
Que le chemin soit long.
09 février 2008
les mots imposés ...
sont des mots que nous choisissons au "club du mercredi" et chacun doit écrire un texte avec ces mots là!
