LES MOTS POUR LE DIRE...

Des mots au secours des maux. L'encre pour peinture, le crayon pour pinceau...

02 octobre 2009

La clé est dans le mot... Mais lequel!

Lorsque mes yeux seront

Fermés à la lumière,

Seras-tu là, tapi

Telle une ombre d'hier,

Comme une galaxie

Frôlant toujours ma terre. 

 

Lorsque mes mains seront

Immobiles et sages,

Qu’elles auront oublié

Ta peau et ton visage,

Pourras-tu éveiller

Les sens du bel âge ? 

 

Et lorsque mes pensées

Se seront endormies,

Que ton souvenir même

Aura été banni,

Sauras-tu me chercher

Au jardin des oublis ?

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12 septembre 2009

Les Iris...

Les Iris sont aux champs,

Ils vendangent le temps

Et sont ourlés des larmes

Que la rosée répand.

Ne gâtons pas le charme

Ne faisons pas semblant !

Tels la rose du poète

Se faneront peut-être

D’avoir été gourmands.

Mais si le rideau ose

Etouffer les couleurs

Resteront les images

D’un oiseau du bonheur,

Enfermées dans la cage

De mes paupières closes.


Elle...


Et un jour de Septembre

ce joli mot sera

comme une friandise

dans ma bouche gourmande

un petit bout de moi

à ce nom répondra

Iris sera fleur

en bouton dans mon cœur.


 

Posté par anydevreux à 10:59 - POEMES - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 août 2009

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Bonjour le soleil !

Bonjour « astre dieu »

Qui vient inonder

Notre cœur, pareil,

A la belle, dormant

Au jardin pluvieux,

Où les faux-semblants

Saupoudrent en ondées

La langueur mièvre

D’un jour qui s’achève.

Au 9, bonjour,

Ce traître, embusqué,

Juda de toujours

Ecrasant d’années

Mon calendrier.

C’est à petits pas

Qu’il sonne le glas

D’un chiffre perdu !

Le grand escalier

Du temps, descendu,

Conduit au volcan

D’un géant éteint

Et la lave est « flamme »

A la vie qui tient

Le cœur de l’enfant

Noyé dans la femme !

 

Posté par anydevreux à 12:13 - POEMES - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 juillet 2009

Et Jo Dassin chantait...

...un truc qui m'colle encore au coeur et au corps...

Il a dit : « salut »

Ses yeux en disaient plus.

J’ai aspiré mon coca gin

Il avait le cul de James Dean.

La fumée nous a estompés

Je le voyais en...pointillés.

Il a dit : « tu me fais bander »

La nonne en moi, était choquée !

On n’m’avait jamais regardée

Comme un lot de fête foraine

Je me sentais comme accrochée

A la patère des joies sans peine.

« Et l’on s’aimera encore

Lorsque l’amour sera mort »

Susurrait Jo,

L’homme qui me regardait

Ne m’aimerait jamais.

J’avais trop chaud,

La sueur perlait

J’étincelais

Comme un bijoux de luxure,

Je crois que je l’ai touché

Surtout... être sûre

...De ne pas rêver !

Posté par anydevreux à 12:53 - POEMES - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 juin 2009

Partir...avec le jour

 

 

Ce matin la nuit

Est mon ennemie.

Je la redoute,

Le noir...sans doute ?

Sème l’angoisse

Et me menace.

Alors, je traîne,

Je prends la « pause »

Il y a des chaînes

En toutes choses.

Trois petits tours,

Je partirai avec le jour.

Posté par anydevreux à 16:03 - POEMES - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 mai 2009

L'armoire à mots

J’ai ouvert l’armoire de mots :

C’était le chantier, on en dit trop,

T’avais rangé fidélité

Près des cocottes en papier.

Où donc tendresse est-elle passée

Etait peut-être trop usée ?

Je vais la mettre à épousseter

Sous la pile des usagés.

Amour est là un peu figé,

Sous l’étagère il est coincé,

Entre habitude et négligé.

Sourire à joues est accroché,

Parfois nous le faisons tomber !

Viens donc, avec moi, tout classer.

Nous allons, nos maux, aérer

Et rêve peut encore servir

Marions le avec partir.

Il reste un soupçon de passion

Saupoudré de compréhension,

Tu sais bien et c’est mon défaut

J’ai toujours le...... dernier mot !

Posté par anydevreux à 17:00 - POEMES - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le rire

Aujourd’hui, j’ai cent ans

Mes pas se font pesants

Et je m’en vais sentant

Que mon rire fout le camp

Il a déménagé.

Je l’ai beaucoup cherché :

Dans les yeux des bébés,

Dans l’alcool, les soirées,

Au cœur de l’habitude,

Au confort des quiétudes.

J’ai voulu retrouver

Le rire évaporé.

Celui rebondissant

Aux murs de mon quartier

Et qui allait glaner

Les éclats rugissants.

Pour rien,

Pour un son cristallin

Pour briser le silence

Comme on chante, comme on danse.

Parfois, je crois qu’il repasse...

Alors, je prépare mon corps

Au plaisant soubresaut.

Mais, il est si fugace,

Vient à peine d’éclore,

Qu’il s'étouffe aussitôt !

Posté par anydevreux à 16:05 - POEMES - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 avril 2009

Belle expression glanée dans une soirée...

Il l’a dit expressément

Malade de la vie et du temps :

« J’ai attrapé mes 60 ans ! »

Y a-t-il « médicament »

Pour soigner ce désagrément ?

Je l’ignore, vraiment !

J’ai bien évité, en partant

De l’embrasser tambour battant

Mais sa maladie sûrement

Je « l’attraperai » un jour, pourtant.

Posté par anydevreux à 11:09 - POEMES - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 janvier 2009

Les amants de Venise

DSC07027

Ils se tenaient la main

Quand la photo fut prise

A jamais, elle retient

Les amants de Venise.

Le carré de métal

Est prison et dédale

Un cliché qui se terre

Dans un fond de mystère.

L’instant fut fugitif :

Un regard qui se pose

Un baiser primitif

Au dessus de trois roses.

La terrasse embusquée

Et la table dressée

Les bougies allumées

Fragile intimité.

Dans le vaporetto

Les yeux ont débusqué

Les amants retranchés.

Et moi, je mets des mots :

Ils se tenaient la main

Quand la photo fut prise

A jamais elle retient

Les amants de Venise.

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17 décembre 2008

Les couleurs du temps

Ciel ! Il y a du bleu

Et nous sommes en décembre.

Le brun flou de mes yeux

Se perd dans les méandres

De ce peintre du blanc

Qui mélange et étire

Les nuages, virevoltants

Sur un fond de saphir.

J’ai bien enguirlandé

Mon sapin de guirlandes.

Le rouge et le vert

Y sont toujours ensemble

Et, moi au fond j’espère

Un fondu ocre orange !

Clignotez mes couleurs

Hissées par mes humeurs,

Clarté intermittente

Où l’obscur se perd

En pénombre éphémère

Créant des ombres étranges.

J’ai le coeur en attente.

Il bat en rose, en gris,

Mon cœur est insoumis,

Mon cœur réfléchit

Bloqué sur « pause vie »

Je vais tout mélanger

Oh délire, oh délice

Et faire tout éclater

En un feu d’artifice !

Posté par anydevreux à 10:22 - POEMES - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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